Pour ceux qui découvrent l'activité, pour les rêveurs qui ont souvent la tête dans les étoiles, et pour nous tous, grimpeurs trop motivés qui oublient parfois les bases de l'activité...  Voici une liste de ce qu'il ne faut pas faire en escalade !

 

     

 

Ne pas vérifier son sac :

 

Pas d’eau, oubli des chaussons, ou des dégaines ? Quel dommage de transformer la journée de grimpe en simple randonnée ! Ça vaut le coup de bien vérifier le sac qui n'a pas bougé depuis un mois. Tiens, y' a encore les poubelles de l'hiver dans les poches... Et au fait ? Qui a pris la corde ?

 

 

Etre nonchalant avec la sécurité :

La sécurité avant tout, et pour partir confiant dans une voie, on se contrôle mutuellement, c'est automatique. Assureur en place, noeud d'attache et en bout de corde, etc…Simple et rapide, un coup d'oeil suffit. Je sais, les erreurs toutes bêtes, ça n'arrive qu'aux autres !

 

Tout recoter :

Dans ce domaine il y a des spécialistes, qui ont toujours leur mot à dire sur la cotation de la voie. C'est trop bloc, le passage est exposé donc à mon avis c'est plus dur, c'est morpho, comme il fait chaud c'est plus dur, les pieds sont patinés... Bon, on se calme, on grimpe avec bonheur, et si on rate on se remet en question ! Et si ça surprend parce que c'est très différent de ma-falaise-préférée-près-de-la-maison, et bien tant mieux, ça fera progresser !

 

      

 

Ne pas respecter la nature :

Papiers, bouts de strap, c'est une évidence, je ramasse mes déchets, et même ceux des autres. Encore mieux, ne pas couper les sentiers, se garer sur les parkings prévus, enterrer ses besoins naturels, covoiturer pour se rendre sur les sites...

 

 

Acheter des chaussons trop petits :

Le vendeur vous garantit que les stars le font ? Oui, mais les stars... Le choix du chausson est important. Trop lâche il ne maintient pas et vous ne pouvez pas exploiter les petites prises. Trop serré, ça fait très mal, impossible de charger les appuis. Donc, on prend le temps, on essaye plusieurs formes, on choisit un chaussant très ajusté mais pas extrême... et on oublie le vendeur et ses conseils "taille de ville moins trois pointures".

 

Critiquer l’équipeur systématiquement :

C'est bien connu, l'équipeur ne comprend rien à l'escalade! Il a mis ce point 9 cm trop à gauche, ça rajoute du tirage ! (oui, mais plus à droite le rocher sonnait creux...) C'est dur de clipper celui-ci qui est 11 cm trop haut ! (oui, mais il y avait un bon pied, qui a cassé depuis...) Cet équipeur ne pense vraiment à rien, il aurait pu placer le relais dans l'axe de mes baskets (pour un retour au sol confort !) et placer un spit tous les 70 cm dans le crux ! (oui, mais dans l'enchaînement, de toute façon on ne peut pas clipper au milieu du crux...) Bon, encore une fois on se détend, on grimpe avec plaisir. Et on est bien content de pouvoir bénéficier de l'équipement réalisé, souvent fait par un équipeur bénévole, et à ses frais !

 

  

Partir à froid dans un 6a à Buoux parce qu’on a réussi un 6a en salle :

 

La transition salle / falaise a déjà déconcerté plus d'un grimpeur. Si vous ne faites pas souvent de la falaise, ou si vous ne connaissez pas le secteur du jour, ne négligez pas votre échauffement. Pour réveiller le corps autant que la tête, et prendre la température du site. Le style d'escalade, le type de rocher, l'équipement peuvent surprendre, alors autant commencer bien cool.

   

    

Manquer de discernement dans une voie :

 

 

L'escalade est un sport qui demande de la clairvoyance. Le grimpeur est seul responsable de ses choix, il doit évaluer ses capacités et la voie qu'il projette. L’équipement est trop vétuste ? Le premier point semble trop dangereux à atteindre par rapport à votre niveau ? Le rocher est trop fragile ? Ou bien vous êtes certain de vous écraser sur cette belle vire en cas de chute ? À chacun de juger s'il s'engage, ou s'il change de projet.

 

 

Gêner les autres !

Et oui, la musique ça motive, mais ça peut aussi lasser les autres grimpeurs. Un chien qui fouille chaque sac pour récupérer les goûters ne va pas faire rire longtemps. Et des enfants qui hurlent et se battent pour un jeu sur tablette pendant que certains essaient la voie de leur vie, ça n'aide pas à la concentration. Donc on respecte le calme, on range ses affaires (et ses enfants) dans un petit coin, on ne monopolise pas une voie tout l'après-midi avec sa moulinette... Bref, on partage l'espace.

 

Rester consommateur :

Qui fait l'entretien de la falaise, du site ? Et bien ce sont les grimpeurs eux-même. Entretenir la falaise, ça veut dire enlever les petites herbes, brosser les mousses, nettoyer les traces de magnésie après mon passage... Et pourquoi pas, avoir une clef au fond du sac pour resserrer un spit, ou changer les maillons rapides tout rouillés. De même, un petit sécateur servira à éclaircir l'accès entre les broussailles, et au retour je range les quelques pierres qui encombrent le chemin. La falaise est un bien fragile, partagée par de nombreux grimpeurs. Faisons en sorte de garder ce terrain de jeu le plus longtemps possible !